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Walter Van Beirendonck et son pays imaginaire

Ce jour, sur la scène du théâtre du Châtelet, était installé le catwalk du défilé Printemps-Eté 2016 de Walter Van Beirendonck. Décors noirs, et sombres, il semble qu’un isolement se crée… Le créateur de Antwerpen (Anvers), continue d’étonner l’assemblée avec une nouvelle collection haute en couleurs, aux formes, motifs et déstructurations de haut vol.

Le défilé s’ouvre sobrement sur plusieurs ensembles de costumes aux imprimés enfantins, joyeux et chromatiques, de larges et imposants chapeaux trônes sur la tête des jeunes garçons, éphèbes nordiques, Tim Burton rôde quelque part. La musique est sourde, entraînante ; des patchworks de ronds, formes sans limites, ou simples badges se collent aux manteaux et aux vestes, laissant échapper aux spectateurs, un univers imaginatif telle l’insouciance d’un enfant qui nous rappellerait, notre monde bien trop sérieux. Les vestes deviennent lapin, l’œil présent au long de ce défilé nous observe, bienveillant, le corps s’ouvre et se laisse apparaître. Captivant. Les coupes kimono, les larges pantalons et les plateformes gonflées aux pieds sont les mots d’ordre de cette collection, véritable œuvres d’art dans son ensemble. Le show se clôture par une série d’imposants chapeaux aux plumes diverses et variées, démontrant la véritable maîtrise du créateur belge.

Dank je Walter.

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