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Cinq questions pour Coco Bans, capitaine des cœurs brisés

Elle est la révélation musicale en ces temps difficiles. Allyson Ezell, plus connue sous le nom de Coco Bans, est une artiste franco-américaine en pleine ascension. De l’Iowa à Paris son personnage séduit, envoûte par l’intermédiaire d’un univers néo-romantique et léché. La jeune artiste dévoile cette semaine le nouveau clip du titre « Being Brave is Stupid », en featuring avec le french-crooner Von Pourquery, dont l’intonation remarquable sur le poème de Baudelaire « Le Balcon » caresserait presque Gainsbourg. Une mise en musique orchestrée par la fine fleur de la création musicale francophone, Jo Pereira et Perceval Carré (L’impératrice, Parcels) sont aux commandes d’une instrumentale novatrice. Enfin, c’est le célèbre dessinateur d’animation Simon Landrein, aperçu dans le New Yorker et le New York Times, qui illustre ce clip de touches pop, minimalistes et décalées. L’EP « aka Major Heartbreak : The Beginning » est à découvrir ce 22 janvier. 

Allyson Ezell music
Cover de "Being Brave is Stupid" by Coco Bans © Iris Dracos

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

Je suis Coco Bans, capitaine des cœurs brisés, optimiste inébranlable, chanteuse émotionnelle, amoureuse des mots.

Décrivez votre processus créatif, quelles sont vos principales inspirations, vos références musicales préférées ?

C’est comme une excursion en plongée où j’explore l’abîme des émotions. Je reviens à la surface avec mes découvertes et je mets tout ça en paroles et en musique, puis je partage avec le monde, dans l’espoir que ça aide quelqu’un d’autre. J’adore l’écriture poétique mais terre à terre de Leonard Cohen, Stevie Nicks, Bon Iver… mais en vrai j’écoute du Chopin chez moi.

Que représente pour vous le fait de quitter l’Iowa pour Paris ? Le public français est-il plus réceptif à votre style de musique ? 

J’entends souvent que je fais de la musique anglo-saxonne, comme si c’était un reproche. Je suis fière de mes racines. J’ai grandi dans les Grandes Plaines des États-Unis où je faisais des rodéos quand j’étais petite. Ma tante est une véritable cowgirl. Ma grand-mère fait du yodeling et mon père est guitariste de blues. Il n’y a rien de plus américain mais j’ai construit mon nouveau “home” ici en France. Je suis tombée amoureuse (plusieurs fois) en France. J’ai commencé à écrire de la musique en France. Mon coeur balancera toujours, joyeusement, entre ces deux pays.

Coco Bans Interview

En tant qu’artiste, comment êtes-vous marquée par le contexte sanitaire ? Est-ce qu’il se ressent dans vos œuvres ?

De base je suis quelqu’un de très pensive, introvertie, casanière… Du coup je me sentais plus coupable de ne pas sortir, de ne pas être sociable. J’ai voyagé dans ma tête, j’ai parlé avec le passé et j’ai surtout beaucoup écrit. Le fait de ne plus faire de concerts, de ne plus être en communion avec le public, ça me manque énormément. Mais j’apprends à être patiente et reconnaissante de tout ce que j’ai aujourd’hui. And there’s so much to be thankful for.

Quelles sont vos perspectives, projets et rêves à venir ? 

J’ai la chance d’être dans le Top 10 du prix Société Pernod Ricard France Live Music 2021, ce qui veut dire un concert de finale à la Gaîté Lyrique le 14 mars et peut-être Coco Bans lauréate 2021 (suspense !). En mai, je sortirai mon premier long album aka Major Heartbreak sur mon propre label, Straight Up Nomad, que j’ai monté pendant le confinement en mode girl boss. Je vais faire un max de clips pour l’album, encore avec Iris Dracos qui a fait le clip de “What Did You Say” et Thibaut Louvrier qui a fait le clip de “Luxembourg”.

Je vais parler avec tout le monde sur les réseaux pour pas qu’on se sente trop seuls. Et je vais faire de mon mieux pour propager de l’amour bien comme il faut.

Coco Bans Parcels L'impératrice

“Being Brave Is Stupid” par Coco Bans feat. Von Pourquery, à visionner dès vendredi 22 janvier 

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