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Exposition Face contre Terre : la Galerie Jocelyn Wolff à l’honneur au Shed

Pour le quinzième anniversaire de sa galerie, Jocelyn Wolff s’est exporté dans un centre d’art contemporain normand : le Shed. L’occasion pour le public de rencontrer 87 œuvres lyriques d’artistes internationaux. Le TTT Magazine propose une immersion singulière dans ce microcosme artistique.

 

Jonathan Loppin, une histoire de sensibilité artistique.

C’est dans une ancienne usine de mèches à bougie, que s’épanouit le Shed, un centre contemporain avec à sa tête Jonathan Loppin. Depuis 2015, la structure a promu l’art contemporain au travers de 8 expositions, résidences et autres événements extérieurs. Jusqu’au 18 novembre, c’est Jocelyn Wolff et sa galerie éponyme qui ont pris place dans l’usine désaffectée et son annexe pour une exposition intitulée « Face contre Terre ». Ces deux espaces d’exposition n’ont rien de commun à un white cube classique ou une foire comme Art Basel, où Jocelyn Wolff a coutume de présenter ses artistes.

18 artistes, 10 nationalités, 3 générations :

Le galeriste défend sa définition de l’artiste en ne cherchant pas à en faire une figure héroïque du domaine social. Cet engagement explique la raison pour laquelle il travaille aussi bien avec des artistes avant-gardistes, tel William Anastasi, artiste conceptuel américain ami de John Cage, que des artiste émergents. À l’affût de nouvelles découvertes artistiques, le galeriste va à la rencontre d’artistes jusqu’en Argentine, comme Diego Blanchi et Santiago de Pauli, présents à l’exposition.

 

L’art contemporain en région : un nouveau souffle

Dans la conjecture économique actuelle, les centres d’art régionaux tendent à disparaître. La collaboration entre Jonathan Lopin et Jocelyn Wolff redonne un vent de fraîcheur à la région rouennaise. L’idée ? Éveiller les sens des visiteurs en leur permettant de rencontrer des œuvres d’artistes de la scène internationale. L’exposition « Face contre terre » réunit des œuvres de nature différentes qui se rassemblent toutefois par une sensibilité et une intention commune : un questionnement de l’être, son rapport au passé et sa place dans la société. L’exposition illustre respectueusement, un rapport à l’espace et aux représentation fictives du réel, sollicités par différents médiums : la vidéographie, la peinture, la performance… Traitée de manière poétique et touchante, on peut sentir face aux œuvres qui sont exposée cette valeur cardinale : la sincérité.

« Un plancher qui devient une empreinte d’histoires anonymes révolues (…) »

En témoigne l’œuvre Guillaume Leblon intitulée « Face contre Terre », appellation directement reprise pour le nom de l’exposition. L’artiste français résidant à New-York, a ainsi récupéré des encombrants dans les rues de Saint-Nazaire pour créer un plancher unique, difforme et insolite. Un plancher qui devient une empreinte d’histoires anonymes révolues que des visiteurs perpétuent en y déposant leurs pas; un plancher sur lequel les visiteurs craignent pourtant de se mouvoir.
Victor Gogly, régisseur et médiateur de l’exposition, a pu observer l’attrait des visiteurs : «  Certains me demandent la permission d’entrer dans la pièce où est présentée “Face contre terre”, il est vrai qu’il n’est pas commun de pouvoir toucher les œuvres, encore moins de les piétiner. » Le régisseur explique que la déambulation devient ludique, les enfants apprivoisent même cet espace comme un terrain de jeu. Une expérience peu commune que le Shed propose, un art qui prend plus que jamais vie et qui se soucie de la place du spectateur.

Exposition au SHED 
Du 29 septembre au 18 novembre 2018
12 rue de l’Abbaye – 76 960 Notre-Dame de Bondeville
Accès depuis Paris : 
En voiture : A13 direction Rouen puis A150, sortie Maromme
En train : gare de Maromme via Rouen Rive-Droite

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