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Lyon : Lumière sur le festival de cinéma

Du 9 au 17 octobre se tiendra la 13ème édition du Festival Lumière, rendez-vous annuel pour le 7ème art dans la ville qui l’a vu naître.

Lyon, berceau du cinéma

C’est à Lyon que les frères Lumière inventèrent le cinématographe en 1895, offrant pour la première fois la possibilité à des spectateurs nombreux d’assister à une séance de projection. Depuis 2009, grâce au travail de restauration et de communication de l’Institut Lumière,  des centaines de films venus du monde entier, diffusés dans toutes les salles de la métropole, viennent célébrer le rayonnement du cinéma à travers le temps et auprès d’un  public toujours plus large.

Mise à l’honneur des réalisatrices du monde

Le Prix Lumière sera décerné cette année à Jane Campion, réalisatrice néo-zélandaise dont La Leçon de Piano ( 1993) lui avait déjà valu une palme d’or au festival de Cannes. Cette illustre récompense pour l’ensemble de sa carrière et aussi une façon de la remercier pour sa contribution dans l’histoire du cinéma, elle qui a su révéler  les désirs et les rêves de liberté féminins  dans de saisissants portraits, aussi intimes qu’universels . Le festival sera l’occasion de (re)découvrir ces films, mais également l’avant-première du dernier en date, The Power of the Dog.

Prod DB © /DR Jane Campion Realisatrice neo zelandaise nee en 1954 tournage, portrait, lunettes de soleil
Jane Campion - "The piano"

Le festival en profite pour mettre une autre cinéaste à l’honneur, Kinuyo Tanaka, connue en tant qu’actrice fétiche de Ozu et Mizoguchi,  mais trop peu comme réalisatrice. Elle s’est pourtant battue dans un milieu hostile et presque exclusivement masculin, afin de réaliser six films rares et aux regards singuliers, tournés sur des personnages féminins forts et complexes . Une rétrospective de son œuvre permettra de faire connaître et de mettre à jour une autre vision de l’âge d’or du cinéma japonais.

… et des particularités de l’industrie américaine

Ce sera également cette année les cinquante ans de la Blaxploitation, et le premier film a avoir marqué ce mouvement, Sweet Sweetback’s Baadassss Song ( 1971) aura droit à plusieurs séances de projection. Toujours en Amérique, la filmographie  de Sydney Pollack  sera aussi au programme, nous offrant une version de l’ histoire critique et moderne  du pays de l’Oncle Sam, avec des personnages en proie aux doutes face à un monde dans lequel tout ne semble plus que paraître et surreprésentation.

Une programmation riche

Tout au long de la semaine des invités aussi divers que  prestigieux présenteront des Masterclasses. L’on retrouvera notamment Edouard Baer avec l’avant-première d’Adieu à Paris, le compositeur Philippe Sarde, le sociologue Edgar Morin, Maggie Gyllenhaal et Paolo Sorrentino. Un hommage à Bertrand Tavernier aura également lieu, lui qui était l’une des figures de proue du festival, directeur depuis sa création  et cinéphile intarissable.

Enfin, les grand classiques de l’histoire du cinéma seront diffusés en version restaurées ( La Soif du Mal, Huit et demi, Un chien Andalou…). Et comme chaque année le village du festival s’animera autour d’un grand marché de DVD, d’une librairie de cinéma et d’un bar à bières.

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