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Art & Idée Expositions

Street Art, art conceptuel et moderne : 3 galeries du « Paris Gallery Weekend »

Le «Paris Gallery Weekend» arrive. Du 24 au 27 mai inclus, les meilleures galeries d’art de la capitale se mettent sur leur 31. Des expositions d’art conceptuel, minimaliste, de street art ou de la peinture mais aussi des concerts, des rencontres avec les artistes et des performances à ne pas manquer.

L’art, peu importe sa forme – Galerie Rabouan-Moussion

Jacqueline Rabouan © Dimitri Jean

 « On est galeristes, on est pas marchands d’art ! »

Nous a confié l’une des propriétaires de la galerie Rabouan-Moussion. Si vous y faites un tour, ce weekend, rendez-vous ce service, parlez avec Jacqueline Rabouan, la mère de ce duo familial. Passionnée d’art depuis toujours, Jacqueline ne parle pas d’artistes mais de rencontres. L’Histoire la fascine et les oeuvres qui en découlent finissent au 11 rue Pastourelle, à Paris.

Lorsque cette provinciale de l’Ouest de la France arrive à la capitale, c’est mue par l’art qu’elle s’y installe. Grâce à sa galerie, qu’elle possède avec sa fille, sa passion l’habite. Elle va jusqu’à caresser les toiles les plus « sensuelles ». Ce petit bout de femme n’a que faire de la forme, du street art à la photo en passant par la peinture, pourvu que ces séries la plongent dans le rêve.

 

 Entrer dans l’Histoire de l’Art – Galerie Jocelyn Wolff

Jocelyn Wolff © Dimitri Jean

Ni plus, ni moins. Jocelyn Wolff recherche et expose ceux qui, selon lui, sont capables de cet exploit. Ni la distance, ni l’étrangeté, ni même l’oubli ne l’effraient. Ce fin amateur d’art conceptuel propose des idées, des façons de voir l’art au travers des artistes qu’il sélectionne et les oeuvres qu’ils produisent.

Les constructions de William Anastasi qu’il propose sont garanties de vous rester en tête. Des oeuvres qui s’adaptent aux lieux, qui n’ont jamais la même forme qu’au 78 rue Julien Lacroix, dans le XXème arrondissement. Un concept simple : une source de lumière, un clou dans un mur et dans l’ombre de sa tête : le suivant. Ainsi de suite jusqu’à ce que l’ombre se dissipe. Une idée qui marque.

 

Un récit abrasif – Galerie Anne-Sarah Bénichou

Anne-Sarah Bénichou © Dimitri Jean

Anne-Sarah Bénichou a beau avoir une voix douce et charmante, son goût pour l’art donne naissance à un moment acide plein de mal-être. Cette trentenaire affiche au 45 rue Chapon dans le IIIème arrondissement, des oeuvres presque sucrées de loin qui vous laissent un goût amer, difficiles à supporter quand vous vous rapprochez. «J’allais ce soir fumer une cigarette sur le sable au bord de la mer». Une exposition à son image. Une balade au bord de l’eau, un instant agréable au milieu des déchets.

Cette production est le fruit du travail de trois amis. Tous ancrés dans leur époque et les enjeux liés à leur propre histoire. Du colonialisme à la surconsommation, ils trouvent là une façon de dépasser les clivages par l’art et la poésie. «Il faut quelque chose de l’ordre de l’irrationalité pour accompagner un artiste». Voilà de bonnes raisons pour pousser la porte de sa galerie.

 


ÉVÈNEMENTS

La galerie Rabouan-Moussion organisera une performance de Jon One 24 Mai, de 19h à 19h30. Un concert aura lieu le 27 Mai à 15h à la galerie Jocelyn Wolff en s’inscrivant au préalable sur l’adresse l.desmas@galeriewolff.com. Une performance et un goûter seront organisés à la galerie Anne-Sarah Bénichou le 27 Mai, à 16h.


GALERIE

 

Toutes les informations sont à retrouver sur le site du «Paris Gallery Weekend».