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Cinéma

Call Me By Your Name de Luca Guadagnino élu meilleur scenario aux Oscars

Eté 1983, en plein cœur de la campagne italienne, Elio Perlman, adolescent de 17 ans, joué par l’acteur franco-américain Timothée Chalamet, passe ses vacances dans une villa du XVIIe siècle que possède ses parents. Son père, joué par Michael Stuhlbargrend, est un éminent professeur spécialiste de la culture gréco-romaine et sa mère, jouée par la merveilleuse Amira Casar est traductrice. Cette cellule familiale d’intellectuels polyglottes, où littérature, musique et arts sont le ciment d’une relation rêvée, se trouve perturbée par l’arrivée d’Oliver, étudiant américain de 24 ans, interprété par le très charismatique Armie Hammer. Oliver prépare son doctorat et vient travailler, le temps d’un été, auprès du père d’Elio. Les deux jeunes garçons vont découvrir l’éveil du désir qui marquera profondément le cours de leur existence.

Récompensé le 4 mars dernier par l’Oscar du meilleur scénario adapté, CALL ME BY YOUR NAME est réalisé par le cinéaste italien, épris de beauté et de sensualité, Luca Guadagnino. C’est le dernier volet d’une trilogie entamée avec AMORE puis A BIGGER SPLASH. Ces trois films sont liés par le thème de la révélation du désir.

L’histoire, emplie de poésie et de nonchalance, s’articule principalement autour des étapes qui jalonnent la relation d’Elio et Oliver avant qu’elle ne devienne charnelle. Un subtil jeu du chat et de la souris entre ces deux personnages qui se testent, hésitent et doutent, sans certitude d’une réciprocité. 

CALL ME BY YOUR NAME est une histoire d’amour simple et émouvante qui charme par son humanité et qui touche jusqu’aux larmes. Ce conte fait de passion et de générosité met en scène la puissance de l’amour et surtout celui d’un premier amour. CALL ME BY YOUR NAME est un film lent sans être pour autant long. Cette lenteur imposée par le réalisateur permet la mise en éveil des sens donnant ainsi au spectateur le sentiment de faire partie intimement de l’histoire et celui de ressentir, presque charnellement, cette atmosphère créée par le réalisateur. 

La bande originale, élément essentiel dans les films de Luca Guadagnino, est une voix supplémentaire narration sans parole, et d’autant plus subtile. Rassemblant des œuvres d’Erik Satie, de Maurice Ravel et de Jean-Sébastien Bach, elle s’agrémente subtilement de titres des années 80 de la pop italienne. L’ensemble joue habilement sur la légèreté du premier amour, mais également sur son intemporalité l’universalité de ce sentiment.

Assurément, un film d’une grande beauté et d’une profonde humanité. A voir !